Au bord d’une prière

Je me suis assise sur le rebord de son marbre comme je m’asseyais, petite, sur le rebord de son lit. Les mains amarrées à sa vie, les pieds posés sur sa terre, le coeur ouvert.
Le soleil du matin a posé sa lumière sur mes joues, le grand vent est tombé, un souffle léger seulement.

Je m’asseyais tout près d’elle lorsqu’elle lisait sa Bible, à la douce lumière d’une  lampe de nuit.
Elle m’écoutait raconter, elle se taisait souvent, son souffle léger seulement.
Elle souriait tendrement.

Le soleil du matin a réchauffé mes mains. Son lit m’a semblé moins froid. J’ai raconté encore et encore tout le beau de mes derniers jours. J’ai souri. J’ai  même ri.
Je sais qu’elle aime entendre mes joies.

Je me suis assise sur le rebord de son marbre comme je m’asseyais sur le rebord de son lit. Les mains amarrées à la vie, les pieds posés sur ma terre, j’ai ouvert sa Bible, le coeur en prière.

 

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