Par la fenêtre (15)

Par la fenêtre de Paul

Parce que dans l’Avent qui s’avance et pas seulement ce dimanche s’écrit le mot joie, quatre lettres, banales, galvaudées et pourtant. 

« Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance »

Souvent, Paul m’agace. Je l’aime bien mais il m’agace. Bon sang  oui qu’il m’énerve avec ses impératifs impossibles. Impossibles.
Parce que non je ne peux pas être toujours dans la joie et je ne vais pas te faire une petite liste.
Parce que non je n’arrive pas à prier sans relâche et je ne vais pas t’expliquer le vide, l’aride, l’absence.
Parce que non je ne veux pas rendre grâce en toute circonstance parce qu’il y a des circonstances qui ne Lui disent pas merci.
Ferme-la ta fenêtre. Je ne veux plus t’entendre Paul. Fiche-moi la paix.
Et pourtant.

 

 

 

Sans joie je ne suis rien.
Sans prières je ne suis rien.
Sans Lui je ne suis rien.

 

 

 

Je claque sa fenêtre.
Et Paul est là.
Tout le temps.
Peut-être bien que ses volets sont comme ceux de la petite maison de Manou sur son île.
Bleus comme le Ciel.
Ajourés de voiles de lumière.
Dansant  sur les flots du temps.
Et laissant entrer, sans bruit, sans cris, finalement, Sa présence.

Et Sa joie.
Et Sa prière.
Et mes mercis.

 

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2 réflexions au sujet de « Par la fenêtre (15) »

  1. Oui tu as raison, notre joie humaine n’est pas toujours là. Mais combien la Sienne nous accompagne malgré tout 😀

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  2. ma fenêtre est souvent fermée mais…les petits coeurs qui ornent les volets laissent passer des rayons de Sa Lumière….

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