Au fond de la poche, au fond du coeur

Père Louis est un chouette vieux Père.

Il fallait bien que je lui souhaite l’année nouvelle avec des petits rochers au lait et de la noisette dessus, alors j’ai pris mon auto, mon sourire et la route.
Il pleuvait encore et encore mais j’aime bien rouler sous la pluie en écoutant mes musiques. J’aime bien rouler vers lui de toutes les façons. En vrai.

Il avait mis une bûche dans le poêle de sa salle à manger, préparer deux tasses- les en porcelaine avec des roses dessus – et même des petites galettes Saint-Michel sorties du paquet et posées dans une assiette parce que c’est plus présentable. Et comme il pleuvait, on s’est assis là devant le café qui viendrait plus tard. En vrai tous les deux, on préfère marcher. Tu sais, c’est plus facile de parler sans se regarder parfois et de laisser filer les paysages comme ponctuation aux phrases qu’on n’arrive pas toujours à terminer. Mais là, vraiment, la pluie c’était trop risqué pour ses pas devenus fragiles à porter, même avec sa canne.
– Tu sais ce qu’on va faire…on va se balader dans l’évangile du jour, chacun sur le chemin de Sa Parole, à notre rythme.

Belle idée, comme toujours.
Voilà. Je peux te dire que la balade, elle a été extra.

Père Louis, il a commencé par « Suis-moi ». Ça commençait pas mal. Parce que pour un 5 janvier, c’est bien comme « programme de nouvelle année ». Et il m’a raconté un peu Ses Pas avec des chemins comme faits pour que je pose les miens.
Suivre Ses Pas.
Puis c’est moi qui ai  continué la balade avec « Viens, et vois ». Ça continuait pas tout mal non plus. Parce qu’il fallait ce 5 janvier se rappeler mes tête-à-tête de 2017 avec ma bible, toutes les jolies trouvailles à la lumière de ses mots nouveaux et de mes premiers balbutiements en hébreu, toutes Ses Paroles qui ont éclairé ma vie 365 jours durant, c’est bien le « vrai de chaque année écoulée ».
Continuer à venir et à voir.
Puis, tous les deux on a passé du temps arrêtés en « Israël » à se rappeler chaque lieu de la Terre Sainte, à y puiser un peu de force, de la vie toujours, on s’est même planqués un bon et beau moment « sous le figuier ».

Le café, les galettes et les p’tits rochers nous ont stoppés dans notre balade à l’abri.
Au moment de se quitter, le sourire amusé – très amusé même – , père Louis a pris ma main et posé au creux une toute petite croix de là-bas, qu’il a bénie.
– Tiens mets ça au fond de ta poche, …et 2018…chaque jour, redis-toi que « c’est pour cela que tu crois. »

Au fond de ma poche, au fond de mon coeur.  😉

 

6 commentaires

  1. « Tu sais, c’est plus facile de parler sans se regarder parfois et de laisser filer les paysages comme ponctuation aux phrases qu’on n’arrive pas toujours à terminer. »
    C’est précisément – très précisément – pour cela qu’avec mes ami(e)s de/en Dieu, je marche… Chemins d’Emmaüs. 😊

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