Un ventre rond

Je regarde le monde du haut de mes 3 pommes et je l’écris au crayon.
Je m’appelle Coquille et je me pose des questions.

C’est peut-être parce que la grande fille de Martine attend un bébé, je ne sais pas, mais depuis que j’ai vu son ventre bien rond, je me demande comment Marie, la maman de Jésus, a fait pour garder Dieu comme ça, en elle, dans son ventre à elle, pendant neuf mois.

Grand-mère elle me dit que je pose de jolies questions qui n’ont pas toujours de réponses. Je crois que je préfèrerais qu’elles soient moins jolies et qu’on me dise les pourquois.
Parce que j’ai bien compris ce qu’on m’a expliqué, que Dieu a pris chair, qu’Il a choisi Marie, que Jésus est son fils. Quand même, il y a le mot « entrailles », je le trouve bien démodé ce mot-là aussi, et je l’aime assez parce qu’ il n’y en a aucun autre qui raconte aussi bien l’intérieur. Vous sentez bien qu’en le disant on part au plus profond de soi. Avec ventre, on n’en reste presque qu’au toucher de la peau.

Marie a fait grandir Dieu en elle.

Parce que j’ai bien compris ce qu’on m’a expliqué, que Dieu nous aime tant qu’Il a donné son fils. Marie aussi. J’aime bien me dire que même si toutes les mamans de la terre ne sont pas comme Marie, Dieu Lui est un peu là pour tous les enfants. Beaucoup même. Comme si l’amour au fond des entrailles, c’était une part de Lui.

Quand même, garder Dieu en elle pendant neuf mois et le mettre au monde.

J’ai dit à Grand-Père que Dieu avait été mis au monde par une femme et que c’est pour ça que ça devait rendre le monde plus beau, un jour ou l’autre quand même. Mais ça ne répond pas trop à ma question du comment Marie elle a gardé Dieu dans ses entrailles.

Enfin, la fille de Martine elle m’a donné un bout de réponse je crois, parce que quand je lui ai demandé ce qu’elle ressentait, elle m’a répondu:
– Parfois c’est comme du feu dedans, parfois de la douceur… en tous les cas, malgré les petits bobos, ça déborde d’amour !

Marie, la maman de Jésus, je me demande comment elle a fait pour garder Dieu comme ça, en elle, dans son ventre à elle, pendant neuf mois. Peut-être que je ne pose pas la bonne question. Peut-être bien que c’est Dieu, Lui, qui attendait des entrailles pleines d’amour pour naître au monde.

 

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