C’est assez rare mais parfois c’est mon samedi soir qui devient mon dimanche matin.
C’est moi qui devais lire la lettre de saint Paul et c’était ce samedi soir que mon équipe avait préparé la messe anticipée du quatrième dimanche de Carême.
L’église s’est remplie doucement jusqu’à sa moitié. C’est drôle le samedi soir. Il y a ceux qui s’excusent on vient ce soir car demain on part tôt chez les enfants. Il y a celle qui de toute façon préfère le samedi soir même quand la messe est dans une autre commune de la paroisse. Il y a celui qui s’est dit pourquoi pas ce soir puisqu’on a encore la chance du samedi soir.
Et on a écouté comme un dimanche, prié avec le fils prodigue, parlé de notre espérance.
Il y avait un peu plus de rose autour de l’autel, comme un dimanche de la joie. Ça m’a fait sourire d’entendre râler ma voisine qui trouve ça vraiment moche cette couleur d’aube. Elle l’aurait sans doute trouvée pareillement moche ce dimanche.
Oui, c’était pareil, enfin presque. C’est juste le retour à la maison qui était différent. On a marché à pied parce qu’il faisait beau mais le soir était déjà là quand on est arrivés sur le seuil. On est entrés dans la nuit avec l’évangile du jour.
Oui, c’était presque pareil. Mon dimanche matin s’est rempli de balade, de cuisine et de temps malgré une heure en moins.
Je crois que mon dimanche matin m’a un peu manqué.
J’aime bien ressentir ce manque, je crois, à nouveau.
Bon lundi
à demain