Comme ça

« Comme ça, c’est bien comme la vie: faut regarder le joli. » Jade, 9 ans.

ruelle-et-maison-trentemoult                  Ruelle, Trentemoult (44)

Avec Lui, dedans

Ça fait deux midis qu’on découpe, qu’on colle, décolle, fabrique.
Ça fait deux midis qu’on lit, qu’on cherche, questionne, cause.
Ça fait deux midis  qu’on mange ensemble aussi.
Ça fait deux midis qu’on chante, qu’on rit, qu’on partage beaucoup.
Ça fait deux midis que je leur raconte un chemin, qu’on se raconte un chemin plutôt.
Ça fait deux midis que je me dis que je ne loupe rien à être là, que je vis du bon entre une belle inspection, des cours très chouettes, des réunions trop longues, des élèves, des profs, des parents. Entre ma vie au collège et ma vie ailleurs.
Dans ma vie.

Ça fait deux midis qu’on a commencé notre jardin de Pâques.

Et Flavian, juste avant de repartir, aujourd’hui.
- À jeudi… au fait, madame, pourquoi vous aimez bien ça ?
- Bien quoi ?
- Bah! bien être là, ça se voit.
Flavian, il n’y va jamais par quatre chemins.
- … Bah… parce qu’on est bien non ?
- Ah…j’croyais que c’était juste pour Jésus… mais c’est vrai, vous avez raison, on est bien. Ça serait bien si c’était comme ça toute l’année. On pourrait faire un autre jardin après…
- Pourquoi pas…
On range un peu.
C’est drôle. Tout s’est tu. Il y a comme un peu de silence qui réfléchit.
- Et il a fait quoi Jésus après, quand il est reparti avec Dieu ?
- Il est resté parmi nous… avec ce qu’Il a laissé et puis les disciples, les premiers Chrétiens et Paul… tu te souviens…
- Oui. On pourrait faire notre jardin alors… Un jardin de nos vies…avec Lui, dedans, non?

Voilà. Des midis, des tout petits entre-midi et-deux- à remplir.
Avec Lui, dedans.
et tenir la croix dans ses mains

Prières

Prière de frapper avant d’entrer.
Il y a de l’attention à donner, il faut prévenir, être accueilli, être attendu aussi. Il n’y a pas de sonnette à la porte du logement de Mado. Ça me fait sursauter, je préfère les petits toc-toc.
Prière de vous essuyer les pieds. « Vous comprenez le hall, ici, c’est comme l’entrée d’une maison. Certains l’oublient et rentrent comme s’ils allaient sortir tout de suite. »
Prière de ne pas déranger. « La solitude c’est difficile parfois et pourtant j’ai besoin d’être seul souvent. »

Il y a plein de prières dans la maison de retraite où vit Mado.
Il y en a aussi dans les couloirs de mon collège où ils sont priés de ne pas courir, dans le parc de ma commune où on est prié de ne pas marcher sur les fleurs, dans la salle d’attente de l’hôpital où je suis priée d’éteindre mon téléphone. Et même dans l’entrée de cette petite mairie où elle est priée d’attendre son tour.
Il y a plein de prières partout.

Il en a une qui manque pourtant.

Au-dessus de nos portes, à nos seuils, à l’entrée de nos coeurs.
Peut-être parce que ça fiche la trouille, ça fait prendre des risques, ça fait passer pour une mauviette même.
C’est vraiment pas sérieux.
Et puis, cette prière-là, on nous la rabâche depuis plus de 2000 ans et on comprend toujours rien à ce verbe un peu tendancieux. Et à ce Verbe-là, à côté de la plaque, non ?
Non.
Au dessus de nos portes, à nos seuils, à l’entrée de nos coeurs.
On pourrait l’accrocher, une petite pancarte, de rien, juste pour y repenser, souvent.

Prière d’aimer.
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On avait presque oublié

Peut-être que c’est le soleil sur les coups d’un début de midi à se retrouver, ou la nostalgie sur mon autoradio qui faisait danser un vieux Gold un peu plus près des étoiles.
Peut-être que c’était seulement la hâte de les revoir. C’est drôle comme il y a de la joie, de la vraie, de la puissante, qui saisit le coeur pleinement avant un rendez-vous attendu.
Il y avait de l’amour dans l’air.
Paraît que j’ai le coeur comme celui d’une fille. Tant mieux.

Ils étaient tous là.
Les quelques amis reconnus, Abel mon parrain, les rencontres de l’an dernier.
Leurs sourires. Leurs « alors tu reviens ? »
Pour la deuxième année, je serai hospitalière à Lourdes.
Finie la débutante. Maintenant, je suis hospitalière. Je les reconnais. Je sais un peu. Et j’ai hâte de partir.
On a beaucoup raconté, on a ri, on s’est préparé aussi. Père Roger n’a pas manqué de nous parler de la joie. Je trouve que ça tombait pas trop mal.

Peut-être que c’est le soleil dans le pare-brise en rentrant à la maison il y a une heure, ou l’autoradio qui chantait un beau roman, une belle histoire cette fois. Peut-être que c’était simplement la joie de les avoir revus et d’être prête, à nouveau.
Peut-être que c’est le sourire de Joël.

Joël, faut que je vous le raconte un peu. Il y a des cadeaux dans la vie, ma rencontre avec Joël en est un.
Joël est plus vieux que moi, de quelques petites années. Joël est marié comme moi, il a des enfants comme moi. Et pour la deuxième année, lui aussi est hospitalier. C’est un peu comme les classes, les années d’hospitalité: on se souvient toujours avec qui on commence.
Alors je n’oublierai jamais la présentation des équipes l’an dernier. Parce qu’il y avait Joël.
Parce que Joël, il bosse, il est marié, il a des enfants, il est drôle, il sourit tout le temps.
Parce que Joël ne ménage pas sa peine, parce que Joël est astucieux, à l’écoute, bienveillant.

Parce que Joël n’a plus l’usage de ses deux jambes et se déplace dans un fauteuil roulant avec une dextérité qui vaut tous mes pas sur deux pieds bien portants.

Parce que Joël accompagne les personnes âgées, malades et handicapées à Lourdes. Parce que Joël est un hospitalier à part entière.
Parce que ça surprend.

Alors je n’oublierai jamais ses mots sur la joie. J’ai failli oublié ces derniers temps pourtant.

C’était la messe diocésaine, le mercredi ou le jeudi je crois, à la basilique  souterraine.
Notre équipe était de quête.
Les hommes de service à la basilique de Lourdes, ils font du super boulot. Parfois ils font surtout du boulot. Ce gars-là, il avait bonne mine et avec son accent du sud, il nous distribuait nos allées.
- Non c’est pas possible, il n’y a que les hospitaliers qui peuvent faire la quête, pas les malades.
- Oui, bien sûr, nous sommes tous hospitaliers…évidemment.
Ça faisait cinq jours que Joël faisait des pirouettes sur son fauteuil: on avait presque oublié qu’il avait un fauteuil.
- Mais le monsieur là, en fauteuil, il ne peut pas être là…
Tour à tour, on a dû lui dire que Joël était hospitalier, que ses roues étaient plus adroites que nos jambes et que.
- Non ce n’est pas possible.
C’est Joël dans un large sourire qui nous a invités à ne pas insister.
Difficile moment où je Te demande tout bas Dis Seigneur Je fais quoi là ? Et Toi ?

Eucharistie.
Joël sur ses roues, libre. Moi, sur mes guiboles, un peu tremblantes. Côte à côte.
- Tu fais comment Joël pour garder le sourire, tout le temps…
- Corine, le sourire c’est…la joie de savoir qu’on peut être triste, vraiment. Malheureux, profondément. Et ne pas s’arrêter. Jamais. Continuer et après, être heureux encore. Encore davantage. Oui, bien davantage encore.
- ….
- Tu sais, l’année prochaine, je recommencerai: je reviendrai pour la quête et l’année d’après s’il le faut et tu verras un jour, mes roues dans l’allée centrale de la basilique, comme des rayons de soleil qui filent !
Clin d’oeil. Joël, il fait toujours des clins Dieu.

Je n’oublie pas: je viendrai vous redire, promis, l’allée de la basilique… bientôt. ;-)
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Croire n’importe quoi

J’ai cru que c’était le soleil qui s’est levé un peu plus tôt que moi et qui m’a réchauffée à l’heure de mon premier café.
J’ai cru que c’était les mots doux qu’ils ont prononcés encore alors que je m’apprêtais à quitter la maison pour la journée.
J’ai cru que c’était le bleu d’un ciel toujours d’hiver de nouveau ensoleillé.
J’ai cru que c’était comme de la neige posée sur les branches, même à bien y regarder.
J’ai cru que c’était quatre mots d’une vieille amitié de filles.
J’ai cru que c’était des réseaux, des journaux, des radios à oublier un peu.
J’ai cru que c’était les nuits des rues beaucoup moins froides.
J’ai cru que c’était la carte postale des 64 ans d’Alain à Lourdes pour la première fois.
J’ai cru que c’était les rires d’une douzaine de gamins qui écrivent l’important de leur petite vie en minuscules bouts de mots.
J’ai cru que c’était le beau coup de fil de Fabienne qui me parle de l’amour de sa vie, endormi.
J’ai cru que c’était la savoir là, même absente, avec ses mots gardés, toujours près de moi.
J’ai cru que c’était les pensées posées sur sa tombe.
J’ai cru que c’était une page de Boris Vian ouverte au hasard.
J’ai cru que c’était une vieille chanson de Gainsbourg fredonnée sur ma route.
J’ai cru que c’était un joli trait d’humour.
J’ai cru que c’était une préparation de messe tardive et amusée.
J’ai cru que c’était un sourire. Tout simple. Dans le miroir.

J’ai cru que le soleil tout à coup entrait par tous les pores de ma vie.

Et même s’il ne sait pas effacer tous les gris, j’ai bien cru qu’il s’installait pour de bon.
J’ai même cru qu’il y avait des tas de bonnes raisons pour ça.

Et petite Marie est entrée, a poussé un peu les murs encore, s’est plantée devant mon nez. Et m’a demandé l’important dans ma vie.
J’ai cru qu’il fallait répondre un grand truc bien sérieux, bien réfléchi.
J’ai bien cru que tous ces petits moments comptaient pour du beurre.
J’ai cru que j’étais bien inconsciente de fermer les journaux, de ne pas savoir mieux lire, d’oser croire que l’important était ailleurs.
J’ai cru que ce n’était vraiment pas sérieux de taire les écrans, d’écouter seulement les battements de mon coeur.

J’ai ouvert Ton livre.
J’ai cru que Tu allais me dire.

Je n’ai pas trouvé de réponse toute faite.
J’ai seulement su qu’additionnés les uns aux autres, reliés à d’autres vies, tous ces petits moments faisaient l’important aussi.
Qu’il n’y avait pas que les grands maux, qu’il n’y avait pas que les gros mots pour faire résonner nos heures.

On est prêt à croire n’importe quoi quand le léger du sourire est là.
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Ô Ciel…!

Il y a des bouts de leurs mots glissés à la fin d’une longue journée de cours et de tracasseries administratives en tous genres qui font comme du bien.
C’est un peu comme des clins Dieu, c’est un peu délicieux.

Fallait leur causer de l’éclipse du vendredi 20, sérieusement.
Responsable de 24 petites paires d’yeux, il ne s’agissait pas pour moi de rigoler comme parfois j’ai l’audace de le faire dans ce temps de « vie de classe ». Et d’un air un peu sentencieux, je leur ai raconté que c’était surtout pas une blague et que vendredi, à la récré du matin, pas question qu’ils lèvent la tête au ciel. Mais comme l’éclipse, ça leur disait pas grand chose, j’ai un peu raconté mon Tintin, mon Temple du soleil et mon O sublime Pachacamac.
Ils ont bien aimé.
Ils ont bien ri.
J’ai conclu.
- En vrai, têtes baissées vendredi, ne vous amusez pas à regarder la lumière !
Et de leur lire quelques trucs et machins très scientifiques quand même.

Ils m’ont vraiment prise au sérieux parce qu’ils sont gentils et que j’étais sérieuse en vrai.

Pourtant, le p’tit Simon, il m’a pas loupée à la sortie.
- Zut alors madame, vous auriez pu faire comme Tintin vendredi, on est en cours avec vous à l’heure de l’éclipse, avant la récré.
- Faire comme Tintin ?
- Bah oui…faire parler le ciel et nous faire croire que vous étiez toute puissante…
- Et tu m’aurais cru ?
Et là, je suis incapable de vous dire s’il avait prémédité son coup, je ne crois pas, c’est venu tout seul, un air très naturel comme l’est l’expression des p’tits gars d’ici.
- Non. Même si parler du Ciel, c’est un peu votre rayon.
- :-D

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Et c’est Tout.

Dis, c’est à ne plus raconter la joie qu’elle semble disparaître ?

J’ai lu l’absurde d’un monde où l’amour ne semble plus compter et où l’on se met à compter les morts dans la rue pour qu’ils comptent un peu.
Je me suis énervée encore sur des mots qui disaient qu’un papa et une maman c’est mieux pour un enfant. Je ne peux pas dire le contraire mais ça enlève tellement d’amour aux autres ce « mieux ». Il faudrait que je leur dise que oui c’est vrai, il faudrait que je leur dise que parfois non pourtant, qu’être aimé autrement ça existe et ça fait grandir.
J’ai reçu un message de Magalie. Divorcée, sans enfants. Bientôt remariée. Elle est tellement belle Magalie de l’intérieur, tellement. Je suis mariée depuis bientôt 21 ans, j’ai trois enfants. On s’aime beaucoup toutes les deux, depuis pas mal de temps. C’est pas notre truc à nous les positions de l’église sur les divorcés-remariés, on devrait s’y pencher pourtant. Mais quand on se penche toutes les deux pour prier, dans le silence du monastère, y a pas un chouilla de différences, pas un. Et elle pourra toujours tendre les mains au corps du Christ, rien ne changera, je serai toujours là, avec elle.
J’ai reçu des nouvelles de Brice: son coma peut durer des mois. On l’a déjà prévenue Fabienne. Elle a souri et répondu qu’elle attendrait.

Dis c’est à ne plus raconter la joie qu’elle semble disparaître ?
Non.
Écoute ça.

C’est rien mais avec des riens on fera tout.
J’ai compté: il me faut un peu plus de mes deux mains pour additionner les gars et les filles qui vivaient dans les rues de Nantes et qui grâce à Vincent en moins de trois ans ont repris une vie « normale ».
C’est rien mais avec plein de riens on fait tout.
J’ai croisé Delphine: c’est une de mes premières élèves, de l’année où je me suis mariée. Elle est revenue habiter dans ma ville. Je me souviens au collège, elle vivait dans une famille d’accueil, puis une autre, et encore une autre. Il y avait de l’amour à chaque fois mais ni maman, ni papa. Delphine, je l’ai encore en photo devant ma jolie robe de mariée. Aujourd’hui, elle a 33 ans, elle est mariée elle aussi, elle a deux enfants. Elle vient d’ouvrir un commerce. Et elle sourit toujours autant.
C’est rien, un exemple, mais avec des tas d’exemples de rien, on fait tout.
Et Magalie, elle se remarie au printemps et on priera ensemble. Et elle communiera encore avec moi, je le sais.
C’est rien mais pour elle, c’est Tout.
Et Brice, Tu le prendras dans tes bras, Mon Dieu, doucement: doucement, Fabienne a encore besoin de ce temps.
C’est tout.

Dis, elle est là la joie, elle est toujours là, au creux de tout ce qui me blesse, me révolte, me fait mal.
Elle est là, dans plein de petits riens.
Et elle est tout.
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Dans un mouchoir de poche

Ma p’tite prière, certains soirs, elle s’écrit en grand, en bleu, en très jolies lettres.

Elle prend toute la place, trop fière, trop longue, trop bavarde.
Elle s’étale en phrases audacieuses, en métaphores frimeuses.
Elle fait la fille, elle fait la belle.

Il y a les mots choisis qui doivent Te faire sourire
Il y a l’écriture serrée qui Te laisse si peu de place
Il y a la ponctuation qui oublie de respirer
Il y a une page pleine,
pleine de tout ce que je veux t’écrire, pleine de tous les mots, des maux aussi, pleine de moi qui T’oublie.

Ma p’tite prière, d’autres soirs, elle ne s’écrit presque plus.
Elle croise les mains, elle laisse les yeux briller.
Elle pose trois mots.
Elle est silence.
Et se tait.

Elle se plie en un carré de bout de papier, tout petit, minuscule essentiel.
Elle tient à presque rien.

Un je T’aime seulement, gardé, dans un mouchoir de poche.
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Jour 19

J’ai fait presque la moitié du chemin avec vous.
Je vous laisse continuer maintenant, je crois que vous avez bien compris.
Il suffit de pas grand chose: s’arrêter un peu, regarder autour, écouter mieux.
Dans ce chemin de Carême, dans nos chemins de vie, la joie est là, bien cachée parfois mais elle est là.
Regardez bien, tendez l’oreille, elle ne fait pas toujours beaucoup de bruit.
Laissez-la vous sourire.
Vous pouvez l’écrire aussi, à garder ça fait du bien.
Et à relire souvent, c’est doux.

Bon chemin vers Lui, Joie du Ressuscité,
Infiniment là dans nos tout petits riens,
Je vous embrasse,
Corine

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Jour 18

Parfois la joie c’est juste un p’tit sourire de rien qui fait du bien.

Le bureau était un peu encombré, le travail important, les livres ouverts.
Il fallait pourtant dépanner Claire qui devait filer aux urgences pour son petit Noé. Rien de très grave sans doute mais une radio pour confirmer que la mauvaise chute nécessitait un plâtre. La perspective de quelques heures d’attente avec le frère aîné ne l’enchantait guère alors Bartimée est venu à la maison.
Il est sage le bonhomme et aime lire et dessiner, c’est assez facile. J’ai dit oui sans hésiter.
Je l’ai installé sur un coin de bureau avec des bouquins sympas, un cahier, ma panoplie de quatre couleurs et j’ai continué à bosser.
Mais très vite, parce qu’il est un peu curieux, il a regardé du côté de mes livres et feuilleté.
Je peux lire tes livres aussi?
Oui, tu peux. Barti fait toujours attention.
Alors, il a attrapé ma prépa de caté pour le temps vers Pâques de mes collégiens, laissée devant lui.

Ça me faisait sourire de l’entendre déchiffrer les titres syllabes par syllabes.
« Qu’est-ce-que-la-Pas-si-on-de-Jé-sus? »
- Oh moi je sais ça Corine!… je l’ai vu à l’éveil à la Foi: c’est la pêche!

J’ai vraiment ri.
La joie c’est ça: un éclat qui brise l’espace et le remplit de bon.

Et avant de tenter une explication sur le « P » majuscule, on a sorti la Bible illustrée. Vérification faite: Jésus, un gars qui aimait aller à la pêche avec ses copains pêcheurs… évidemment!
Bon, pour l’explication de l’accent circonflexe devenant accent aigu, j’attends la prochaine garde… ou le prochain Carême. ;-)

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