Ce quelque chose

C’est quelque chose qui a toujours trotté dans ma tête, tout le temps et c’est encore là, tout le temps. Peut-être davantage quand je reste plantée devant l’immensité de ton océan à regarder un horizon qui quelque part au loin rejoint d’autres terres.

C’est quelque chose qui a toujours trotté dans ma tête, et ça revient souvent. Aujourd’hui, c’est revenu. Ce matin, j’étais au milieu de ma classe. Au beau milieu et je regardais leurs têtes penchées sur des mots qu’ils essayaient d’écrire. C’est quelque chose qui ne dure jamais longtemps, fugace, rapide.

Je Te cherche.

J’essaie de Te deviner. Dans ces moments-là. J’essaie de savoir non pas si Tu es là, ça je le crois, simplement. J’essaie seulement de deviner comment Tu peux être là, et ici, et là-bas et au-delà, et ailleurs.
Cet indicible, cet infini, cet absolu.
Est-ce que Tu es là quand ils se penchent sur leurs cahiers ?

C’est quelque chose qui a toujours trotté dans ma tête, tout le temps et c’est encore là, souvent, dans les interstices de silence, dans les espaces de rencontres, dans les foules à traverser.
Je me souviens avoir demandé très tôt où Tu étais, mais où. Et surtout comment, comment Tu peux être, partout, en tout, avec tous, à la fois.
Je garde la réponse d’un grand-père, précieuse.
« Regarde, regarde et tu Le verras, à l’oeuvre. Lis, lis-le et Tu le trouveras, en tout. »

Depuis, je Te regarde.
Je Te lis.
Et je Te trouve.
Dans le beau, dans les sourires, dans un autre regard, dans les mains qui se tendent, dans les mots qui s’écrivent, dans une guérison, dans un merci, dans un mieux, dans un petit quelque chose de rien qui fait du bien.
C’est juste ça: je Te regarde. Parfois, je ne vois rien mais je Te regarde.
C’est juste ça, je Te lis. Parfois, je ne comprends rien mais je Te lis.

C’est quelque chose qui a toujours trotté dans ma tête, tout le temps et c’est encore là.
Je Te cherche.
Dans tout, en tous, dans ces toutes petites choses, minuscules.

ciel

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Panne sèche

Ce soir, si je viens là, c’est à cause de la pénurie d’essence.
Enfin non, c’est surtout à cause du bon père Louis.
Quand je lui ai dit au tard d’un dimanche que je n’étais pas certaine d’aller feuilleter la Bible avec lui mercredi parce que j’économisais mes kilomètres de carburant pour-le-travail-tu comprends-c’est-important, il a souri, enfin plus exactement, j’ai entendu son sourire dans sa voix. Oui je comprends. Et de toute façon ça va aller, côté Paroles…et prières, tu n’es pas en panne sèche?
En vrai, j’ai souri aussi sur l’instant avec un « non, ça va ! » franc et assuré, exclamatif même d’un présomptueux « panne sèche de Jésus? j’connais pas ».
Sauf que quand il a raccroché, comme d’habitude, j’ai pas mal cogité et je me suis demandée si ça ne m’arrivait pas assez souvent finalement d’être en panne sèche. Zut.

Pas de Paroles, ça je crois que je sais faire. Lire au matin l’évangile, au soir la Bible, lire et relire, chercher les mots qui apaisent, ceux qui répondent, buter sur les pages, trouver des chemins, rejoindre mon évangile d’enfant et chercher encore dans l’espace des dessins jaunis des réponses en souvenir.
Pas de prières, ça je crois que je connais un peu. Murmurer au réveil des mercis, siroter un café et Te parler tout bas et partager un café encore, dire et redire, écrire au soir, écrire sans cesse, oublier mes pardons et recommencer toujours.
Non, ça va.
Je ne suis pas en panne de Paroles ni de prières.
Mais de Toi ?

De Toi vraiment, en vérité, au coeur de mes heures, au coeur de ma vie, est-ce que je ne suis pas en panne sèche souvent ?
Je Te fais quelle place Seigneur dans tout l’espace qui reste ?
Je fais quelle place à ce qui devrait nourrir ma vie quand la colère ou les gris ou les jalousies se déversent? Quelle place à ce qui devrait faire avancer mes pas quand la peur ou les regrets ou les remords les empêchent de bouger ?

Dis finalement, la pénurie de sens, d’Essence -oui je sais c’est facile mais quand même-  la panne sèche oui, je crois que je la connais plutôt bien.
Mais, heureusement, il y a des heureusement avec Toi tout le temps.
Heureusement Ta Bible. Heureusement Ta prière. Heureusement Ton Corps. Heureusement les autres. Heureusement Ton Espérance.
Heureusement que je peux encore et encore et toujours puiser dans l’Inépuisable.
À Ton carburant. 😉

matin

 

Ils n’étaient pas très chouettes mes godillots

Ils n’étaient pas très chouettes mes godillots quand ils ont passé la Porte Sainte de la miséricorde à Notre-Dame du Marillais, tout crottés, tout trempés, tout sales.
Non, ils n’étaient pas très chouettes, ils n’avaient pas la fière allure des jolis souliers d’un dimanche de mai.
Pourtant, s’ils pouvaient parler mes godillots, ils raconteraient les sourires de ce matin quand il m’a dit  « …Et ne serre pas trop tes lacets, tu sais bien que ta cheville n’aime pas vraiment… » me rappelant un autre chemin, drôle en anecdotes, que nous avons commencé ensemble vers Saint-Jacques.
Mes godillots, s’ils pouvaient vous le dire, ils le diraient qu’ils étaient heureux de retrouver les pas des amis au départ de la route et les roues du petit Léon, randonneur en poussette, de la partie lui aussi.
Ils ajouteraient sûrement que la première moitié du chemin était facile, presque légère, que les vignes à traverser déversaient leur lumière dans nos regards avides de beau, que des oiseaux sur le chemin semblaient chanter pour nous, que les parfums de la terre mouillée ouvraient nos coeurs aux souvenirs d’enfance.
Ils aimeraient je crois que je souligne les arrêts, les pauses, les étapes à parler, à partager, à sourire, ensemble, à dire nos rudes et nos doux, à raconter notre Foi, à redire combien Tes évangiles nous montrent la voie même si rien n’est jamais, jamais facile.
Ils oseraient sans doute ajouter mes godillots que les pieds une fois encore ont prié. Oui, prié. Posant leurs plantes doucement, contournant les gros cailloux qui écorchent les semelles, caressant les sentiers d’herbe humide, évitant les terres glissantes. Ils ont prié la terre, le ciel, la vie. Ils ont prié Dieu qui les guide.
Mes godillots, ils n’oublieraient pas de raconter encore que les siens souvent ont ralenti leur allure pour marcher tout près de moi, se rapprocher dans les creux difficiles, m’aider dans les quelques montées des coteaux.
Mes godillots, ils n’oublieraient sûrement pas de redire qu’aimer ça se vit aussi en marchant, côte à côte.

Ils n’étaient pas très chouettes mes godillots quand ils ont passé la Porte Sainte de la miséricorde à Notre-Dame du Marillais, tout crottés, tout trempés, tout sales.
C’est comme ça qu’ils sont mes pas, crottés, trempés, sales. Pourtant quand ils se sont assis, posés au bord du sanctuaire, au coeur de ton église, ils se sont sentis bien, ils n’avaient plus honte de leur pauvre allure, presque prêts à repartir.
Je ne crois pas que la miséricorde est un amour viscéral qui vient seulement du coeur. Je crois que Ton amour, absolu, nous attrape tout entier, de la tête, en passant par le coeur oui, mais jusqu’au bout de chacun de nos orteils. Jusqu’au bout de nos pieds qui essaient d’avancer, comme ils peuvent, en dansant, en courant, en traînant, en boitant, en faisant marche arrière parfois, en se trompant de route aussi. La miséricorde c’est Ton Amour viscéral qui nous prend de la tête aux pieds, et nous demande en retour de nous donner, entièrement.

Ils n’étaient pas très chouettes mes godillots quand ils ont passé la Porte Sainte de la miséricorde mais ils pourraient Te dire qu’ils vivent heureux d’être là, sur Ton chemin, même quand ils sont fatigués.
Et tout crottés, tout trempés, tout sales mais immensément certains que Tu les aimes, que Ton Pardon les pousse à marcher, là où il sont, là où ils vont, et comme ils sont.
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Aux p’tits soins

J’fais pas toujours gaffe à ce que je dépose en vrac sur les coins de mon bureau ça reste là comme des bouts de moments de ma vie posés côte à côte.
Certains vendredis, après l’école souvent, il y a une petite bouille qui aime bien grimper dans mon domaine et s’asseoir un peu à ma place pendant que je bricole pas loin.
Elle me laisse de beaux dessins, des sourires à foison et des mots jolis, toujours.
– Dis, on dirait bien que tu as tout plein de trucs pour bien soigner ta tête.
:-)
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Prière pas sérieuse du tout

Je ne suis pas sûre que ça s’écrive avec beaucoup de sérieux ce moment-là. Une chose est certaine c’est que c’est vraiment doux. C’est pas sérieux du tout mais drôlement doux.
Ça commence souvent par une p’tite fatigue ou un chouilla de maladie ou simplement une grosse flemme. Oui ça arrive les grosses grosses très grosses flemmes et sans crier gare parfois. Alors ça continue avec le soir qui vient et les copies qui traînent les cours aussi ou des corrections de textes à rendre avant-hier et qui sont pas finies ou des lectures. Souvent les yeux se frottent un peu, et un premier bâillement dont on ne se méfie pas fait lâcher le crayon ou le clavier.
On ouvre bien grand les yeux, on contrôle encore.
Le temps passe.
Pas beaucoup en vrai.
Et il y a le moment où les yeux piquent vraiment et où les bâillements s’enchaînent à une chouette allure, redoublent de vitesse et là, sérieusement, il est de toute façon trop tard ou pas assez pour faire du bon boulot, la décision tombe: direction lit-couette-bouquin-cool.
Chouette.
En fait, on n’avait envie que de ça, se pieuter tranquille parce que quand même on l’a un peu mérité.

Je ne suis pas sûre que ça s’écrive la suite, c’est encore moins sérieux.
Ni une ni deux la couette. Le bouquin, le genre de bouquin trop bien que t’as envie de terminer mais sans vouloir vraiment parce qu’après le trop bien sera fini zut tant pis.
Tu t’enfonces dans ton histoire jusqu’au bout du nez.
Et là, du coin de l’oeil parce qu’il est bien placé pour te regarder tout le temps, y a ton petit bout de coin prière qui attend. Tranquille lui aussi. Ta Bible, et tous tes trucs que t’aimes.
Toi, tu fais un peu semblant d’être à fond dans ton chouette bouquin.
Et t’es vraiment trop bien au fond de ce moment douillet.
Voilà.

Je ne suis pas sûre que ça s’écrive la fin, absolument pas sérieuse.
Tu murmures deux ou trois mots en douce.
Ça fait un peu comme ça:  Seigneur, j’suis trop bien, j’me relève pas pour m’agenouiller tout près de Toi mais j’suis là et ma p’tite prière pour Toi, je Te la donne, tiens, elle est là, elle te dit qu’elle T’aime, juste là, sous l’oreiller. Bisous.
Et c’est drôlement doux de s’endormir sur une prière pas sérieuse du tout un peu flemmarde quand même mais qui t’aime. Drôlement. :-)

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Ma petite croix et c’est tout

C’est difficile la vie tout le temps. Alors il y a ma main qui prend dans ses doigts ma petite croix à mon cou et c’est tout.

Je me souviens bien d’elle. Elle est rentrée en sixième au collège il y a plus d’une dizaine d’années. Je ne me souviens pas de tous mes élèves exactement mais elle, oui un peu plus. Sans doute parce qu’elle souriait beaucoup, peut-être aussi parce qu’elle me rendait ses copies de dictée avec un je suis désolée mais je vais encore avoir une mauvaise note, ma tête, elle n’aime que les chiffres. C’était vrai mais je ne l’ai jamais vue baisser la tête pourtant. Je crois bien qu’elle était de cette espèce de fille courageuse, jamais première de classe, pas spécialement entourée de nombreux camarades, de ces élèves que j’aime particulièrement qui passent dans nos classes et continuent leur chemin, tranquillement, sans faire de bruits. Elle a quitté le collège, on s’est croisées parfois quand elle sortait du lycée. La vie continuait. Puis, j’ai appris par son petit frère qu’elle faisait des études de comptabilité. Il n’y a pas si longtemps j’ai su qu’elle attendait un bébé. La vie qui continue.
Je me souviens bien d’elle et de son sourire.
Avant-hier, j’ai appris qu’elle nous avait quittés dimanche. Brutalement, sa vie s’est arrêtée.
Je n’arrive pas à écrire morte.
C’est difficile tout le temps à écrire la mort et encore davantage quand on a 25 ans et un bébé de 6 mois qui n’a pas eu le temps de naître.
C’est difficile pour chacun, pour chacune, tout le temps. Je n’écris pas du nouveau ni de l’original.
C’est difficile tous les événements de nos vies qui se posent les uns à côté des autres sans prévenir, bousculant à chaque fois un peu plus nos certitudes, et dont on cherche le sens, en vain.

En rentrant à la maison cet après-midi, j’ai revu, posé sur mon bureau, un faire-part, à mon nom. Une de mes anciennes élèves d’il y a des années qui m’invite à son mariage, bientôt. Et puis mon calendrier de juin qui s’ouvre sur les 50 ans de ce cher collège et le baptême de notre petite Éva et. Et tant de doux encore.
J’ai souri.
C’est difficile la vie tout le temps et pourtant elle est si jolie souvent dans ces tout petits instants.

J’ai ouvert mon cahier.
Je voulais tout T’écrire dans une petite prière.
Mes pourquois mes pourquois encore et répétés mes pardons mes mercis mes questions encore et répétées leur douleur la colère mes mots en un vrac livré à Ta réponse réponds bon sang.
Je n’ai pas pu. Il n’y a pas de mots pour Toi parfois.
Juste ma main qui prend dans ses doigts ma petite croix à mon cou et c’est tout.

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Devenir minuscule

Je me souviens de leurs fièvres qui nous tenaient éveillés, de leurs peurs à réconforter, de leurs peines à consoler.
Je me souviens des genoux écorchés à réparer, des goûters à faire éclater leur joie, des sourires derrière la vitre.
Je me souviens de mes copies au milieu de leurs playmobils, de mes recherches abandonnées pour un câlin à leurs poupées.
Je me souviens des histoires qui fermaient leurs paupières.
Je me souviens que j’étais géante à les porter dans mes bras, à les prendre sur mon coeur, à leur dire les mots doux qui calmaient.
Ils étaient tout petits et il fallait que je sois très grande.

Ils ont grandi et il faut rester très grande.
Même quand la fatigue s’installe, même quand la santé vacille un peu, même quand on ne se sent pas vraiment top, il faut rester très grande. Pas pour faire la fière ni la super fortiche ni l’invincible non, seulement parce qu’il faut être là. Être tout près pour les aider à porter leurs projets, à souffler si tu peux quand ils croient ne plus pouvoir, à leur redire les mots doux qui font aimer la vie.
Aimer la vie tout le temps malgré tout aimer plus que tout même si.

Avoir des enfants c’est comme si j’avais prié et si je priais encore tout au fond tout en secret tout le temps.
C’est devenir minuscule en tout pour rester grande en amour, seulement.

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Ce moment-là

Et il y a ce moment après le déjeuner, après les rires, après les bons mots, après les petits plats dans les un peu trop grands.
Il y a ce moment après les souvenirs posés les uns à côtés des autres, serrés tendrement, au chaud.
Il y a ce moment où l’on part marcher un peu.
Il est 15 heures passées, déjà. Il y a le soleil encore et ce Souffle dans nos cous à faire voler les foulards légers et plisser les yeux et dire qu’Il est là oui décidément Il est là parce qu’on est bien seulement parce qu’on est bien.

On marche sur le petit sentier, on connaît bien les creux et les bosses et les cailloux qui roulent, on aperçoit la chapelle au loin et ses portes encore offertes au Vent du large, on passe la croix de granit et sans l’avoir décidé vraiment nos pas longent le vieux mur.
Il y a toujours les doigts qui cherchent un chemin plus doux entre le rude des pierres et la main qui glisse, la même qui s’inquiétait enfant de l’autre côté tu iras dans très très très longtemps dis tu promets.
Tu as promis.

La grille est grande ouverte parce que c’est dimanche.
Je sors le mouchoir de ma poche. Comme d’habitude. Et comme d’habitude j’entends un c’est pas très sérieux pourquoi tu ne prends pas un vieux chiffon tu ne vas pas essuyer avec ton mouchoir. Si. Même que le granit connaît la caresse des carreaux bleus par coeur. Le mouchoir fait comme une vague et garde la poussière de sable dans ses ressacs.
J’attends un peu qu’ils s’éloignent, oui, j’arrive, je vous rejoins oui.

Il y a ce soleil qui fait briller les yeux vraiment mais c’est à cause du vent, ce Vent qui balaie la vie et ses poussières qui piquent un peu. Parfois.
Il n’y  a pas de mots, ça ne sert à rien les mots quand ils savent déjà.
Il y a un sourire seulement qui dit que la vie continue d’être belle vous savez, encore.
Il y a ce moment où je repousse la grille comme on referme une porte, doucement.
J’aime tant ce moment-là, et savoir qu’ils dorment dans leurs lits de pierre, tranquilles. Avec Toi.

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Comme un bisou sur le front

Il n’est jamais trop tard.
Quand même.
J’aurais dû raconter la Pentecôte à un gamin de maintenant 9 ans et deux mois bien avant. Parce que l’Esprit Saint, je te l’ai déjà dit, j’ai mis longtemps à bien comprendre. Enfin bien, je ne sais pas si on comprend vraiment bien un jour.
Bref.
Il était 8 heures moins le quart.
C’est un peu tôt pour expliquer le pourquoi on ne travaille pas lundi dis à cause de la Pentecôte et c’est quoi ? J’ai osé un c’est un peu compliqué à comprendre. J’ai essayé malgré tout à peu près dans cet ordre. Jour férié-Pentecôte-Jésus ressuscité-Ascension- vers son Père-disciples-rester avec eux pour toujours- envoi de l’Esprit Saint- comme une force-pour rester avec eux pour toujours je te le répète- joie-confiance- tu comprends?
Je m’en suis pas trop mal sortie. Le bonhomme a souri.
– Mais c’est pas compliqué du tout! C’est exactement comme le bisou de papa sur le front avant que je parte à l’école le matin.
Voilà. :-)

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Du vent

Il y a sur la frange du temps cet instant
Toujours le même
Même dans le plus calme des jours

Il suffit d’être là, assise souvent,
posée sans bruit devant ton océan
et ce Souffle qui effleure ton visage
qui revient comme une caresse
T’aime

Tu ne sais rien, tu ne sais plus rien
Tout n’est que du vent
Simplement
Tu le sais.

Dieu est là.

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