Sur le bord (1)

C’est un peu comme une saison préférée.
Juste avant que les touristes ne commencent à débarquer, il y a un temps où le soleil étire un peu le jour et où la plage déserte fait traîner mes pas.

C’est un peu comme une saison préférée.
Il n’y a pas de ponts encore qui feront enjamber le temps, pas de vacanciers déjà à s’accrocher au rivage, il y a seulement un ciel tranquille qui déploie ses bleus pour poser mes silences.

C’est un peu comme ma saison préférée.
Sur le bord d’un temps qui n’est pas encore commencé. Il y a encore la vie qui travaille, les mille et une choses qui courent à ma place et il y a ce bord-là dans l’espace qui, peu à peu, s’écarte en pointillés.

C’est ma saison préférée.
Celle qui ramasse ses mots comme les galets au fond d’une poche, celle qui écrit les murmures soufflés par le vent, celle qui prie sur le bord de l’océan.

 

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