Quelque chose de bien plus grand

24 novembre 2019 2 Par Corine

Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume.” Luc, 23, 42

Le malfaiteur, le voleur, le criminel, il fallait l’être pour être cloué sur une croix dans l’antiquité.

Ce larron me touche toujours dans cet évangile. Sans doute parce qu’il est bon, oui. Mais pas seulement. Il est bon et il est humble.

Parce que dans mes heures, mes jours, mes temps où j’oublie Dieu, je ne le suis pas tant, humble. Quand je retrouve Dieu après L’avoir oublié,  laissé tombé, abandonné même, je lui dis toujours de la même façon “mais toi Tu étais là, Tu es là”. Comme on m’a appris sans doute, comme je le crois sûrement. Il y a pourtant quelque chose qui semble me dédouaner de mes fautes, de mes ratés, de mes errances finalement et j’ai cette audace de croyante, cette certitude presque, de lui dire “mais Tu es là, Tu ne m’as pas oublié toi.”

Le bon larron m’apprend quelque chose de bien plus grand.

Il m’apprend à oser penser que Dieu pourrait bien m’oublier lui aussi. Oui, vraiment.
Lui demander de se souvenir de moi, c’est lui demander pardon en vérité. Et non pas ce petit pardon de croyante “Tu sais que je n’ai pas été chouette mais Toi Tu étais là quand même” auquel s’ajoute presque un “ouf je ne crains rien.”

Le larron m’apprend à parler autrement à Dieu. “Je n’ai pas été chouette, es-tu là quand même ? Souviens-toi de moi…”
Et se faire petite devant Lui.
Et ne pas parler à Sa place.

 

Le malfaiteur, le voleur, le criminel, il fallait l’être pour être cloué sur une croix dans l’antiquité.
Ce larron est bon parce qu’il se sait tout petit et qu’il m’apprend à le devenir.

 

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